Qui suis-je ?

Bienvenue sur Foodaholic.

Des blogs amateurs ou professionnels parlant, évaluant, critiquant les restaurants, on en trouve à la pelle et de plus ou moins bonne qualité. Ce qui rend le mien un peu plus original et que j’ai une formation de cuisinier, j’ai été cuisinier, j’ai aussi tenu un restaurant et que j’ai et je continue à aller fréquemment aux restaurants et garder contact avec le réseau, tout cela me donne une certaine connaissance de l’environnement, des exigences du côté client et restaurateur, des coulisses, des trucs que l’on ne dit pas, des bruits qui courent …

Et pour ceux qui voudraient me connaître un peu plus …

Je suis d’origine vietnamienne, né en 1981 à Hong-Kong et arrivé en Suisse en 1982. J’ai vécu toute ma vie entre Lausanne et Paudex.

Habitué des hôpitaux depuis toujours pour des comorbidités multiples (bêta thalassémie majeure, hémochromatose, hématopoïèse extra médullaire, problèmes cardiaque, ostéoporose, diabète, etc…) plus ou moins graves, j’ai eu un parcours banal et atypique. Un corps malade est souvent synonyme d’isolement car avec un corps, un environnement et une vision de la vie différente, on se fait peu d’amis, on sort peu et on s’isole, j’ai donc passé ma jeunesse devant un écran.

Sans réel motivation, ni obligation, je n’avais pas de but, ni de projet, j’étais libre et sans attache, j’ai vécu et pris mes décisions en fonction. Doué pour le dessin et les maths, j’ai commencé par un apprentissage en dessinateur en bâtiment avec une maturité professionnelle technique, essayé l’informatique puis j’ai fini par être cuisinier, passé ma licence de restaurateur (patente), j’ai été employé et employeur.

J’étais hyper motivé quand j’étais apprenti, plein de rêves et idéaliste, j’avais fini premier lors d’un concours pour apprenti et fini ma formation parmi les dix premier du canton. Après, comme cuisinier, je voulais faire plaisir aux autres et quand je suis devenu en plus gérant, je voulais faire une cuisine bonne, saine, minute avec des produits frais et locaux avec une carte original, nous avons rapidement obtenu une première note au GM, nous étions heureux.

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Malheureusement, vouloir faire bien n’est pas suffisant, le monde de la restauration est dure et impitoyable, il faut se plier aux règles, aux prix, aux tendances et aux clients, si on veut vivre, survivre, souvent, on ne fait pas ce que l’on veut. De plus, quand nous sommes employés, on veut devenir employeur mais souvent à regret, nous avons certes plus de pouvoir, de liberté, de décision mais on se rend compte au final que c’est beaucoup de responsabilité et de sacrifice et que finalement, être employé ce n’est pas si mal que ça, on fait nos heures, notre travail et on touche notre salaire, presque la belle vie quoi.

C’est fini le temps où le cuisinier ne s’occupe que de sa cuisine et chacun à son poste car maintenant tout le monde fait un peu de tout et plus encore. Quand j’étais cuisinier-gérant, j’étais également serveur, comptable, community manager, webmaster, médiateur, DRH et j’en passe. Il faut aussi parfois être voiturier, je me souviens d’un soir, un client très mécontentant qui m’appelle car il ne trouvait pas de place pour sa voiture … ben voyons … et la pluie aussi c’est de ma faute ? Et il faut encore s’excuser même quand c’est totalement absurde, j’vous jure, quel monde !

Bref, j’ai tenté de travailler mais même avec une volonté de fer, un corps malade reste un corps malade, il y a des limites que le mental ne peut dépasser. J’ai essayé, j’ai échoué, je ramasse ce qui reste. Ma vie professionnelle a été courte, je suis vite passé d’étudiant à rentier AI. Petite rente, pas assez pour partir en vacances mais je peux quand même aller aux restaurants de temps en temps, puis avec les amis, les connaissances et un réseau, il y a de quoi se débrouiller.

Avec le temps, je suis devenu plus sage, moins de jeux vidéo, on essaie de sortir plus et de rattraper son retard social. Ceux qui me connaissent ou me suivent déjà, savent que j’adore tout ce qui tourne autour de la gastronomie, je lui dédie tout mon temps et argent, surtout la bouffe car je n’ai aucun attrait vis-à-vis de l’alcool malheureusement, j’aime l’odeur du vin mais n’éprouve aucun plaisir de l’avoir en bouche.

Ce texte n’a pas pour but d’attirer la sympathique ou de se plaindre, il y a mieux comme vie mais aussi pire, au moins j’ai encore mes bras, mes jambes et ma tête, je ne peux pas courir, car essoufflé et épuisé mais je suis encore indépendant, c’est le plus important. Ce texte est là histoire de me connaître un peu pour ceux qui sont un peu curieux et qui sait, peut-être aider des gens ou entourages dans une situation similaire.

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Allez, bonne lecture !

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