Le Mirabeau

Trois ans que je n’étais plus retourné au restaurant de l’hôtel 4* Mirabeau à Lausanne, membre de la chaîne Best Western Plus, une adresse que j’apprécie pour sa cuisine française traditionnelle et son service classique et décontracté.

Le restaurant de l’hôtel Mirabeau (avenue de la Gare 31, 1003 Lausanne, +41 21 341 42 43) propose une cuisine d’hôtel, principalement française traditionnelle. Il est situé au centre-ville, proche de la gare, à proximités de tout : parking, train, bus, métro sont à cinq minutes dans les alentours. Il est ouvert tous les jours de  11h30 à 13h30 et de 18h30 à 21h30. L’établissement est grand avec une salle principale, un salon, une véranda et une très grande terrasse. Le cadre est plutôt feutré, un air de brasserie, chaises, banquettes, petites tables napées, une cheminée. L’ambiance était assez calme ce samedi midi avec une toute petite quinzaine de personnes.

La carte des mets est principalement axée sur la cuisine française classique ainsi que des plats plus internationaux, on y trouvera le Châteaubriand, bouillabaisse, sole de Bretagne, foie gras et saumon fumé par exemple ou un chicken curry, un émincé de poulet thaï pour le côté plus exotique. Le service de ce samedi midi était sympathique et attentionné, ils étaient deux personnes, c’était pro, propre, protocolaire tout en étant discret. La cuisine a été bien coordonnée, peu d’attente, bien synchronisée sur mon rythme.

Extrait de la carte :

Proposition du jour : Filets de perches (chf. 49.00)
Fricassée de champignons frais (chf. 18.00)
Sorbet : (chf. 4.70 / boule)
~
San Pellegrino 50 cl. (chf 6.00)
Thé (chf. 4.60)
Café (chf. 4.40)

En entrée, un mets de saison avec cette fricassée de champignons frais en persillade. J’étais déjà presque rassasié rien qu’avec mes yeux tellement la portion m’a paru généreuse. La composition était assez classique, plus ou moins identique des autres lieux de restauration. Il y avait, si je e me trompe pas, des pleurotes, des chanterelles, des panicauts, des shiitake, des shimeji et peut-être des enokis, à moins que c’était des shimeji plus petit et fins. La cuisson était très légère, peu coloré et malheureusement, ce n’était pas trop à mon goût, trop humide et visqueux, j’étais un peu trop écœuré sur la fin. L’assaisonnement était bien, les goûts équilibrés, pas trop d’ail ni trop de persil mais néanmoins présent et pas d’excès de gras.

Mirabeau
Fricassée de champignons frais en persillade

En plat principal, une suggestion du jour : Filets de perches du Léman, sauce tartare, frites et légumes du jour. Les perches étaient bonnes, assez grillées, assez colorées, la chair était ferme, le goût bon, pas trop de graisse. La sauce tartare était bonne, agréable en bouche, forte chance d’être maison. Elle avait une légère coloration verte, probablement due aux herbes fraîches, la brunoise de cornichon était croquante et le goût avait un petit quelques choses de particulier sans savoir quoi, pas vraiment à mon goût mais toujours mieux que la sauce classique Thomy avec cette acidité typique. Les frites allumettes étaient bonnes et croustillantes, elles sont servies sur plat, deuxième service possible pour ceux qui veulent. En légumes, il y avait une purée de chou-fleur et des courgettes simplement cuite à l’anglaise ou vapeur et passée à l’huile d’olive.

Le prix peut paraître élevé mais ce sont des perches du Léman et la portion était plutôt grande, puis comparé à la concurrence, le prix semble correcte, encore faut-il ne pas mélanger perches locales et perches d’importation.

Mirabeau
Filets de perches du Léman, sauce tartare, frites allumettes, légumes du jour.

Après ce copieux repas, pour le dessert, j’aurais bien voulu prendre le Paris-Brest en dessert du jour mais je suis resté sage avec deux boules de glace artisanales, une aux poires du Valais et l’autre aux cassis noires. Elles étaient bonnes, goûts intenses, j’ai particulièrement aimé celle à la poire car moins sucrée que celle aux cassis.

Mirabeau
Sorbets poires du Valais et cassis noires.

 


 

Depuis ce repas en fin d’octobre, j’y suis retourné un lundi soir vers la fin novembre. La carte d’automne n’était plus là et a fait place à celle d’hiver avec ses suggestions de plats de brasserie : huîtres, choucroutes, boudin noir, saucisse à rôtir, soupes.

Il y avait plus d’une trentaine de clients ce lundi soir vers 21 heures, plutôt d’âges mures, plus ou moins 40 ans et plus. Ambiance décontractée et conviviale, la soirée a commencé calmement puis le restaurant s’est bien remplie peu à peu. Le service était composé ce soir de 4, puis 5 personnes était sympathique et attentionné, un peu d’attente mais normal lors du pic d’affluence. C’est plutôt bon pour eux de pouvoir adapter le nombre de personnes au service selon l’affluence. La cuisine a bien encaissé le monde présent avec globalement peu d’attente.

Extrait de la carte :

Huîtres spéciales fines de claires n°2, 3 pces. (chf. 13.50)
Artichauts à la barigoule (chf. 19.00)
Escalope de foie gras poêlée (chf. 32.00)
~
Dessert du jour (chf. 12.00)
~
Jus de tomate (chf. 6.00)
Badoit 50 cl. (chf. 6.00)

Ayant peur de ne pas avoir assez d’appétit pour 2 entrées, 1 plat et dessert, j’ai opté pour trois entrées et un dessert. Au début, pour patienter, petit pain et beurre salé. Simple, bon, attention à ne pas en abuser avant de commencer le vrai repas !

Ma première entrée est vite arrivée. 3 huîtres Marennes Oléron, des spéciales fines de claires n° 2 de Papin Poget présentées dans leurs coquilles sur un lit de gros sel et d’un demi citron avec à part : vinaigre à l’échalote et pain pumpernickel au beurre salé et fleur de Guérande. Elles étaient bonnes et fraîches, onctueuses, pas trop iodées, ni trop grosses, faciles à manger, baignant encore généreusement dans leur jus. Mise à part quelques petits bouts de coquilles, rien à redire. Personnellement, entre le citron et le vinaigre, je préfère de loin le vinaigre, en plus il y a ce petit côté croquant des échalotes ciselées.

Mirabeau
Huîtres Marennes Oléron, spéciales fines de claires n° 2 de Papin Poget

Mon deuxième choix était des artichauts à la barigoule. Les fonds d’artichauts étaient garnis d’oignons, d’échalotes et de carottes. Techniquement, rien à redire, les artichauts étaient bien tournés et la garniture bien cuite, peut-être un peu trop car c’était pour moi trop mou, cela manquait de fermeté, voir du croquant. Il y avait aussi un légère acidité omniprésente qui m’a un peu dérangée, était-ce le jus de citron que l’on utilise pour éviter l’oxydation ? Bref, je n’ai pas réussi à manger ce plat, laissant la moitié car je n’ai pas réussi à éprouver du plaisir, je l’ai trouvé fade même après plusieurs coups de moulin à poivre et sel. Dommage, en rien la faute de la cuisine, juste un mauvais choix de ma part. Finalement, les plats végétariens, mises à part les salades (si possible garnies !), ne sont pas pour moi !

Mirabeau
Artichauts à la barigoule

A ce moment-là, je me suis rendu compte qu’à la commande, ils n’avaient pas compris que je voulais trois entrées, j’ai donc renouvelé mon souhait de vouloir prendre une escalope de foie gras de canard des Landes poêlée. Cette précipitation, explique peut-être la suite. C’était une belle escalope, 150 grammes selon la carte. Aux premiers regards, je n’ai pas vraiment été emballé, la tranche était certes généreuse mais d’une apparence flasque et noire au-dessus. Et la première bouchée était tout aussi décevante que l’apparence, une texture peu agréable en bouche et une goût fortement amère, j’étais déjà écœuré à imaginer devoir manger toute l’escalope, dois-je retourner le plat en cuisine ?

Au vu de l’exécution du plat, j’aurais été en droit de le faire, ils vont probablement pas le refuser mais étant du même domaine qu’eux, je sais ce que cela implique et les conséquences (stress en plus, refaire au plus vite, perturbation de la préparation en cours des autres tables, etc.). Bref, j’ai rajouté un coup de moulin à sel et à poivre, c’était mieux mais pas encore ça. Heureusement qu’il y avait les pommes caramélisées au vinaigre de cidre qui étaient fermes et douces ainsi que le jus légèrement acidulé et le pain, tout cela a beaucoup aidé à améliorer ce foie gras poêlé.

Escalope de foie gras de canard des Landes poêlée, pommes caramélisées au vinaigre de cidre.

En dessert, je me suis laissé tenter par la proposition du jour. Un dessert à base de figue et mascarpone en forme de figue. Visuellement, c’était plutôt chouette, élégant, propre avec un air de mystère. La “figue” était en fait une coque en chocolat avec à l’intérieur une compote de figue, une mousse de mascarpone et un biscuit. Il était posé sur un lit de granulés croquants et amer (chocolat, cacao, biscuit) avec quelques framboises et son coulis acidulé. J’ai bien aimé ce dessert, intrigant, peu sucré avec un joli jeu de texture et de goûts.

Mirabeau
Dessert du jour à base de figues.

Pour résumé, le Mirabeau reste pour moi une belle adresse, pas exempt de défauts mais dans l’ensemble la prestation reste agréable et stable au fil des ans. Des prix justes, des portions plutôt généreuses, un cadre agréable et un service pro sans le côté guindé.

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Une réflexion sur “Le Mirabeau

  1. C’st une adresse que j’aime beaucoup, et j’ai eu plus de chance que toi avec les plats, je n’ai jamais eu de fausse note.
    Et je suis comme toi, les huîtres, c’est nature ou avec du vinaigre à l’échalote, je trouve que le citron ça les tue.