Le Rossignol à Lausanne

Fraîchement ouvert depuis début août, à Lausanne, le Rossignol remplace le restaurant le Framboisier qui a fermé ses portes fin juin. L’établissement est repris par Willy Rossignol (Lausanne Palace, Mirador Kempinsky, Tennis-club de Pully, Hôtellerie de Chatonneyre) au fourneau et sa compagne Mara qui est en salle.

Le café-restaurant Le Rossignol (av. du Léman 36, 1005 Lausanne, +41 21 728 09 56) propose une cuisine méditerranéenne. Il est situé juste à l’entrée du quartier des Faverges, accessible avec les bus n°9 (arrêt Bonne-Espérance), en voiture, on peut se parquer aux alentour. Il est ouvert le lundi/mardi et jeudi/vendredi de 8h à 15h et de 17h à 23h, mercredi 8h à 15h et samedi de 9h à 15h et 18h à 23h, fermé le mercredi soir et le dimanche. L’établissement propose comme avant une partie café, une salle à manger et une terrasse. Le cadre a un peu changé, les murs ont été rafraîchis pour passer au bleu clair, c’est reposant, calme. Cet article se base sur deux repas dans les deux premières semaines d’ouverture, le premier était un vendredi midi, l’ambiance était calme avec une dizaine de personnes, presque tous en terrasse à l’ombre des parasols rafraîchie par une légère brise, second était une semaine après lors d’un samedi midi avec une vingtaine de personnes.

La carte des mets est courte avec une quinzaine de choix (e/p/d), plats pour enfants, deux menus du jour (également le samedi) et un menu du soir. Le staff se compose donc du couple Rossignol, lui en cuisine, elle en salle. Le service était très attentionné tandis que le rythme de la cuisine était bon, bien calé sur mon rythme.

Extrait de la carte :

Cappucino de tomates (CHF 13.00)
Carpaccio de cabillaud (CHF 19.00)
Foie gras de canard (CHF 24.00)
Pièce de veau rôtie au romarin (CHF 41.00)
Vacherin glacé (CHF 9.00)
Gratin de fruits rouges (CHF 9.00)
Henniez verte 50 cl. (CHF 5.00)
Café (CHF 3.67)

Pour commencer, j’ai pris l’un de mes plats favoris : un carpaccio. C’était un carpaccio de cabillaud, un choix plutôt original car ce poisson est rarement proposé en cru. Les tranches étaient ni trop épaisses, ni trop fines, agréable à mâcher. Le cabillaud était accompagné d’une crème de thon et garni de quelquess olives Tiaggasche, de tomates Datterino et de feuilles de roquette. Malheureusement, le cabillaud était trop salé pour moi, même avec l’aide de la délicieuse crème de thon onctueuse qui avait pas mal équilibré les goûts et malgré avec le pain, cela restait encore salé, dommage. J’ai beaucoup aimé les olives Tiaggasche qui étaient douces, peu salées et très agréables en bouche. Un produit également beaucoup apprécié par Edgard Bovier du Lausanne Palace.

Carpaccio de cabillaud mariné, crème au thon, olive taggiasche.

Ayant peu faim lors du second repas, j’avais opté pour deux entrées. Le premier était le cappucino de tomates mûres, crème d’avocat et bruschetta de tomates. Le cappucino était présenté dans un bocal sur un fond d’avocat, puis la tomate et une mousse à base de son jus au-dessus qui était étonnament blanche. C’était très rafraîchissant avec une texture onctueuse, la mousse était légère, la portion n’est pas très grande visuellement mais finalement assez copieux. J’ai beaucoup aimé la bruschetta tiède et croustillante, elle était bien assaisonnée et bien faite car parfois, tout s’effrite et se casse la gueule dès que l’on croque.

La seconde entrée était le foie gras de canard mi-cuit, chutney d’abricot du Valais et brioche au safran. C’était bon, les abricots étaient particulièrement acides mais ils se mariaient bien avec le côté gras du foie. La brioche était tiède, légère et croustillante.

Foie gras de canard mi-cuit, chutney d’abricots du Valais, brioche au safran.

En plat principal, j’ai tenté la pièce de veau rôtie au romarin, j’étais moyennement attiré par ce plat car j’évite les viandes maigres de peu que cela soit trop sec mais que nenni, elle était parfaitement cuite, rosé, comme l’avait prévenu la patronne, lors de la commande, la viande était tendre et juteuse. Les frites de polenta aux olives étaient bonnes, légèrement croustillantes, et moelleuses. Les abricots farcis aux ris de veau et noisette (si j’ai bien deviné) étaient sympathiques mais les abricots étaient également assez acides, pourtant j’aime les produits acides mais là, je n’avais rien trouvé pour équilibrer l’acidité. Il y avait aussi un lit de verdure composée de diverses feuilles de salade et/ou pousses que je n’ai pas réussi à finir car c’était trop amère pour moi.

Pièce de veau rôtie au romarin, abricots farcis, frite de polenta aux olives.

Il faisait si chaud lors du premier repas, qu’un dessert frais, voire glacé s’imposait, parmi plusieurs propositions (tartare tatin, panna cotta, crème croquante, gratin), je me suis laissé tenter par un vacherin glacé, petits fruits rouges. Visuellement très avenant, il invitait vivement à y planter sa cuillère. Un début gourmand, plein de rondeur apportée par la double crème avec des touches acides et croquantes (fraises, framboise, myrtille, mûre, pistache, amande). Dessous, le vacherin glacé était très rafraîchissant et sucré, trop sucré mais cela se mariait bien avec la meringue tout au fond qui était très aerée.

Lors du second repas, le dessert que j’ai testé était un gratin de fruits rouges, sabayon et sorbet framboises. Un dessert qui demande un temps d’attente mais cela en valait la peine, le sabayon était absolument délicieux avec une texture mousseuse, aérée et un goût intense, c’était wouah, fabuleux, j’en mangerais à la louche !

Le Rossignol : Vacherin glacé aux fruits rouges.
Vacherin glacé aux fruits rouges.

Ecrit par Foodaholic, retrouvez-moi également sur Facebook et Instagram.

2 réflexions sur “Le Rossignol à Lausanne