Le Moulin D’assens (rôtisserie)

Une fois par an, en fin d’année, il y a au Moulin d’Assens un menu d’exception à base de gibiers à plumes, une soirée entre amis aux places limitées. C’était ma seconde participation et j’en ai profité pour le faire découvrir à trois amis. Le repas s’était passé le 26 novembre mais avec les obligations de fin d’année, les fêtes et autres préoccupations, cet article sort très tard après l’évènement, je suis vraiment navré.

Le Moulin d’Assens (route du Moulin 15, 1042 Assens, +41 21 882 29 51) propose une cuisine française, spécialisé dans la rôtisserie, ils sont ouverts du mercredi midi au dimanche midi ainsi que le mardi soir du 1er septembre au 31 mars de 11h30 à 14h30 et de 19h à 23h30. L’établissement propose également deux chambres dans une belle maison en bordure de forêt ainsi qu’une rivière, elle est isolée ce qui permet d’avoir un environnement calme mais peu facile d’accès si nous ne sommes pas motorisés, pour ceux qui le sont, il y a un parking privé. La salle du restaurant est personnellement charmante, un cadre rustique et intime, comme une salle à manger familiale remplie de souvenirs et de décoration à thème culinaire sans oublier la cheminée ouverte sur la salle dans laquelle le chef grille ses viandes, l’ambiance de ce soir était fort animé avec il me semble 26 convives chanceux, il y a des petites tables de deux personnes et ça va jusqu’à huit.

La carte des mets , il n’y en avait pas ce soir, uniquement le menu “Gibier à plumes” de six services à 230 francs par personne. En salle, Daniela, la patronne était avec son second et un extra, un service souriant et attentionné. En cuisine, ils étaient je pense trois cuisiniers avec Alain, le chef et patron qui était en salle devant sa cheminée à faire rôtir ses viandes.

Notre diner :

Menu d’oiseaux rôtis au feu de ceps de vigne (CHF 230.00) 4x

Apéritif
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La variation autour du Colvert de France
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“Eclaircie sur brumes automnales”
L’élixir de Faisan-coq au vieux Porto
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“Chuchotements en sous-bois”
La Palombe du sud-ouest, courge butternut en aigre-doux
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“Dans la prairie sauvage”
Le gigotin de Perdreau gris d’Ecosse
Au beurre de truffes blanches d’Alba
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“L’envolée attendue”
La Bécasse des bois du nord, Agria écrasée
Au foie gras de canard poêlé
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“La chasse aux canards”
Le duo Sarcelle d’hiver et Canard siffleur
En aiguillettes, crème de sauternes
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Les douceurs du moulin en farandole
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Les mignardises

Jus de tomate 20cl (CHF 5.00)
Johannisberg Gregor Kuonen 2013 10cl (CHF 8.00) 2x
Gamaret de Genève, Les Perrières 2013 75cl (CHF 46.00)
Lan D 12 Rioja, 2009 10cl (CHF 9.00) 3x
Henniez verte 100cl (CHF 10.00) 4x
Café (offert) 4x

1054.00 francs pour quatre personnes

Je ne vais pas détailler les plats de ce menu car les photos parlent d’elles-mêmes et de plus, il est très semblable au menu de l’an passé, je vous invite donc à lire le compte rendu de celui ici.

En quelques phrases, c’est un menu que je recommande à tous les gourmands, épicuriens ou amateurs de gibiers, c’est à faire au moins une fois et ceux qui aimeront, c’est une expérience à renouveler, certes ce n’est pas à la portée de tout les budgets mais dans la même fourchette d’un restaurant gastronomique d’un chef connu. Profitez pour faire votre repas de fêtes de fin d’année ou pour fêter un événement, de plus, pour le comparer à une grande table : c’est bien plus décontracté et convivial.

Le menu, lui, n’avait rien de particulier à redire, nous étions quatre, tous cuisiniers et nous avons trouvé le repas bien, même très bien, les viandes étaient présentées du moins forts aux plus forts, les quantités étaient justes, les gourmands diront qu’il faudrait bien quelques petites cuisses délicieusement grillées en plus. Le rythme était bien, autant la cuisine que la salle, l’exercice de coordination n’était pas aisé avec il me semble dix ou onze tables de deux à quatre personnes

La variation autour du Colvert de France

Le plat suivant était l‘élixir de faisan-coq au vieux Porto, sa quenelle et profiteroles garnis :  un consommé aux couleur ambre, fort parfumée et garnie de deux quenelles et quelques billes de légumes, c’était visuellement appétissant. Même si je n’apprécie guère les mets à base d’alcool car je le sens particulièrement, j’avais beaucoup aimé, l’alcool du Porto avait bien été évaporé tout en laissant le parfum du Porto corsé le bouillon.

L’élixir de faisan-coq au vieux porto

Après nous avons eu la palombe du sud-ouest accompagné d’une tranche de courge butternut en aigre-doux. La viande avait un goût assez fort, souligné par le gout et l’odeur laissés par la cuisson rapide au bois de ceps, la chair était tendre et juteuse, la sauce était très bonne, la garniture apportait un peu de douceur et d’acidité, c’était délicieux, nous avons tous fini nos plats avec nos doigts.

La palombe du sud-ouest, courge butternut en aigre-doux

Le gibier suivant était le gigotin de perdreau gris d’Ecosse au beurre de truffes blanches d’Alba. Cette viande avait un gout un peu plus fort que celui de la palombe, elle était un peu trop cuite à mon goût, un peu plus sec mais rien de grave, elle était servie avec une sauce.

Le gigotin de perdreaux gris d’Ecosse, au beurre de truffes blanches d’Alba

Avec la bécasse des bois du nord, nous avons à nouveau droit cette année à une généreuse escalope de foie gras de canard poêlé, je l’avais trouvé un peu moins “écœurante” cette fois car probablement un peu plus cuite mais j’avais quand même un peu de peine sur la fin.

La bécasse des bois du nord, Agria écrasée au foie gras de canard poêlé

Le dernier plat était le duo de sarcelle d’hiver et le canard siffleur en aiguillettes, le repas s’était fini avec les viandes les plus fortes du menu, elles étaient tendres et juteuses, c’était délicieux, la crème de sauternes se mariait bien avec le gibier, adoucissant un peu, c’était simplement accompagné de quelques champignons enokis.

Le duo de sarcelle d’hiver et canard siffleur en aiguillettes, crème de sauternes

Le repas s’était fini avec un assortiment de minis dessert, nous avons eu droit à un moelleux au chocolat, une sorte de sablé à la mandarine, un mille-feuille et un granité alcoolisé.

Les douceurs du moulin en farandole

La fin de notre repas s’accompagnait de mignardises et de divers fruits secs (amande, pistache, noisette, noix) enrobés de sucre colorés.

Les mignardises

 

Le canard Colvert, mâle et femelle

 

Le faisan-coq

 

La palombe, le perdreau et la bécasse

Cela avait été une très belle soirée avec joli menu, une belle cuisine et une bonne coordination. Nous sommes tous repartis contents et si j’en ai de nouveau la possibilité, je reviendrais volontiers au prochain menu.

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