La Bouche qui Rit, une boucherie-restaurant à Lausanne

Vous vous souvenez de cet endroit appelé “La Fermière” à la rue de la Madeleine à Lausanne qui abritait plusieurs petits commerces et qui est abandonné depuis plusieurs années ? Et ben depuis le 17 août, ce lieu revit avec l’ouverture de La Bouche Qui Rit par Sébastien Losey (ancien gérant de l’épicerie du Pont-de-Chailly) et sa famille. Un commerce aux fonctions multiples qui fait aussi restaurant car manger sur place les produits que l’on a achetés sur place, le tout sera cuisiné ou réchauffé par le chef. Un concept intéressant qui existe déjà mais qui est nouveau à Lausanne.

La Bouche Qui Rit (rue de la Madeleine 10, 1003 Lausanne, +41 21 311 95 95) fait boucherie, charcuterie, traiteur, épicerie fine et donc aussi restaurant. Il est très bien situé au centre-ville sur la rue piétonne qui relie la Riponne à la Palud avec parking, bus, métro à proximité. Ils sont ouverts de lundi au vendredi de 7h à 19h et le samedi de 7h à 18h, fermé le dimanche. Le cadre est moderne, épuré et lumineux. Ce lundi à 14 heures, début septembre, l‘ambiance était un peu frisquette avec un temps maussade, 15°C dehors et la climatisation à l’intérieur, ce qui reste normal, c’est une boucherie avant tout, il faut bien que cela reste frais ! Mais pour rester manger, c’est peu avenant, surtout pour les frileux qui risquent de ne pas vouloir s’attabler. L’équipe de La Bouche Qui Rit était composée de trois personnes : sympathiques et souriantes.

Vue globale du commerce

En plus de la myriade de plats préparés (tomates farcies, salades, légumes, rouleaux de printemps, aspic, etc.), La Bouche Qui Rit propose également diverses charcuteries (jambon, jambon cru, salami, mortadelle, lard, etc.), des terrines, des pâtés, des condiments, des pâtes sèches, des biscuits et aussi des belles volailles et surtout un très joli choix de viandes de qualité de Suisse, France, Irlande, Pologne, etc.

Le frigo de viandes rassies.

Donc, comment marche ce restaurant un peu particulier ? C’est simple, Il suffit de choisir ce qu’il nous fait plaisir parmi les produits présents, les quantités et hop, ça part en cuisine. Ne reste qu’à choisir une table, commander à boire et attendre. Restaurant sans être vraiment un restaurant, il faut s’attendre à une certaine logique. Par exemple, si vous souhaitez manger un plat déjà préparé, ce sera vite fait car il n’y a plus qu’à réchauffer. Une viande grillée, un cordon bleu ou des pâtes sèches prendront j’imagine plus de temps. Si vous êtes très patient, pourquoi pas une volaille rôtie ou une viande mijotée! Je ne sais pas s’il y a une limite entre notre imagination et leur disponibilité !

Après avoir longuement regardé de long en large les différentes sections de la vitrine avec la bave aux lèvres et les yeux pleins d’étoiles, je me laisse tenter par des côtelettes d’agneau du Sistéron (75 frs./kg.), du risotto aux chanterelles (4.90 frs./100 gr.) et un peu de légume pour avoir bonne conscience, donc des épinards (2.90 frs./100 gr.). Après avoir choisi les quantités, le tout part en cuisine et je me suis choisi une table et commandé à boire. Il y a du vin, des bières artisanales (brasserie du Chauve) et un choix classique de minérales, je me suis pris un thé vert (3.50 frs.) en tasse et sachet car il ne faisait pas très chaud et j’ai fini avec un café Nespresso (3.50 frs.). Hors boissons, mon assiette m’a coûté 30.80 frs. mais je n’ai trouvé nulle part le supplément facturé pour le “cuisiner sur place” de 10 francs qui est mentionné dans cet article du 24heures.

Le coin restaurant.

Souvenir nostalgique de ma période cuisinier-gérant, j’ai apprécié que durant l’attente, de pouvoir observer le va et viens des clients. Entendre, voire, analyser, les discussions, les comportements, les choix. C’est un aspect qui me manque. Autrement, si vous n’avez pas envie d’observer les gens, de lire le journal et de jouer sur votre smartphone, vous pouvez regarder le chef à l’oeuvre depuis sa cuisine ouverte.

Le plat était vite arrivé (j’étais seul à manger) et c’était plutôt bien présenté, simple et propre. L’agneau était délicieux, tendre et juteux, cuit rosé comme voulu. Le risotto était très bon, pas trop lié, pas trop mou ni trop onctueux et bien assaisonné. Les épinards étaient corrects. Je n’ai pas pensé à choisir une sauce mais la viande suffisait à elle-même, pas vraiment besoin d’une. En accompagnement, il y avait du pain et des condiments “un peu plus supérieur” comme ce sel rose de l’Himalaya ou ce mélange de cinq poivres.

La Bouche Qui Rit
Côtelettes d’agneau du Sistéron, risotto aux chanterelles, épinards.

Le ventre apaisé et avant de payer la note, je me suis laissé tenter par quelques achats. J’ai acheté un de leur excellent pâté vaudois (3.60 frs./pce.) d’Etagnières que je connaissais déjà de l’épicerie du Pont-de-Chailly, d’une tranche de pâté en croûte maison (42.50 frs./kg.) et une aux morilles (62 frs./kg.) ainsi qu’une terrine Gascogne (36 frs./kg.) à la volaille et armagnac.

La Bouche Qui Rit
Pâté vaudois, pâtés en croûte maison et aux morilles.

C’était bien, j’aime beaucoup le concept de La Bouche Qui Rit même si il doit y avoir une limite entre le souhait des clients et la faisabilité du moment. Les prix des produits sont plutôt élevés mais ils sont de qualité, la prestation était très correcte, satisfaisante, encore plus si en effet, il n’y a pas de supplément à payer, reste à vérifier cela. Le prix de l’assiette n’est pas vraiment plus cher que dans un restaurant traditionnel français milieu de gamme. A y retourner au plus vite pour ma part.

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