La Table de Mary à Cheseaux-Noréaz (Gastronomique)

C’était un très bon et joli repas, nous avons remarqué une continuité d’épices et de douceurs à travers tout notre repas, ce qui est probablement un trait de la cuisine et de la personnalité de la cheffe. Nous avons également trouvé un très bon rapport quantité, qualité et prix sur les entrées qui était net mais sur les plats c’était moins flagrant. En mangeant à la carte, la facture peut s’avérer relativement vite onéreuse car on reste sur une gamme de semi gastro, la bonne affaire semblait être le menu ce que je crois que toutes les tables ont pris mise à part nous.

Notre déjeuner :

Panna cotta aux topinambours et pistou
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La pressée de perdreaux et foie gras (26fr) 2x
Pain perdu de mon enfance et une infusion au laurier légèrement gélifiée
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La saladine de homard tiède et méli-mélo de carottes au pain d’épices (30fr) 2x
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Le filet de boeuf “Anguss” poêlé (49fr)
Variation autour de la patate douce, réduction de vinaigre celtique

La raie de Bretagne poêlée (48fr)
Polenta du Tessin aux châtaignes et endives braisées à l’orange, émulsion au potimarron
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Dessert “proposition du moment” (16fr) 2x

Jus de tomate 2dl (4.50fr)
Champagne dl (7.50fr)
San Pellegrino 5dl (5.50fr) 3x
Vin au verre (8fr) 2x
Vin au verre (7.50fr)

293 frs. pour deux personnes

Panna cotta aux topinambour et pistou : Elle était bonne. Une petite mise en bouche servie en même temps que les apéritifs, servie dans une verrine ovale, la panna cotta au fond, le pistou au dessus, la texture était moelleuse, un peu ferme, c’était frais.

La pressée de perdreaux et foie gras, pain perdu de mon enfance et une infusion au laurier légèrement gélifiée : C’était très bon et bien servi. Il y avait une belle tranche épaisse accompagnée d’un petit mesclun presque nature, ainsi que des cubes de gelée et deux morceaux de pain perdu.

La pressée sous forme de terrine était dressée en couches alternatives puis enrobée de jambon cru, c’était bien fait, pas sec, parsemé de sel et de poivre et décoré d’une branche de cerfeuil. Le pain perdu était moelleux, un peu grillé en surface pour lui donner un léger croustillant. La gelée était correcte mais d’un goût trop léger, c’était plus décoratif que gustatif pour moi.

La saladine de homard tiède et méli-mélo de carottes folles au pain d’épices : Elle était très bonne. Il devait y avoir un demi homard coupé en morceaux puis dressés sur un lit de lamelles de carottes avec quelques feuilles de salade et accompagnées d’une sauce qui m’a semblé être une bisque.

Le homard était délicieux, parfaitement cuit, il était tendre, nacré, humide. La sauce était douce et parfumée, empli d’épices, loin de l’image de la bisque que j’ai eu, elle me fait penser à du pain d’épices bien qu’à la première sentations gustative j’ai tout de suite penser à de la sauce “hoisin”, probablement à cause des ingrédients qu’ils ont en communs. Les lamelles de carottes étaient fines et croquantes.

La raie de Bretagne poêlée, polenta crémeuse du Tessin aux châtaignes et endives braisées à l’orange, émulsion au potimarron : Elle était bonne. La raie placée au centre était dressée au dessus des endives avec autours des “cercles” de polenta, le tout dans en nage d’émulsion de potimarron et décoré de cerfeuil.

La raie était un peu sèche au dessus, ce qui est normal vue qu’elle a été poêlée mais la chair en dessous était bonne, tendre, légèrement “visqueuse”. Les endives étaient excellentes, c’est un légume que je ne mange pas et elles ont été les premières que j’ai mangées cette année, elles étaient confites, tendres, sucrées, légèrement caramélisées, il n’y avait qu’une très légère amertume à peine perceptible. La polenta était satisfaisante, bonne, onctueuse à base d’une mouture fine, les châtaignes tendres donnaient un petit côté ferme mais je n’ai pas trouvé l’ensemble surprenant, juste simple et bien exécuté.

Le filet de boeuf “Anguss” poêlé, variation autour de la patate douce, réduction de vinaigre celtique : Il était le plat que mon amie a choisie et trouvée bon. La viande m’a parue cuite comme elle l’a voulue, saignante et m’a parue tendre et juteuse. Les patates douces étaient déclinées en émulsion servie dans un petit récipient avec une paille, en bâtonnets et en chips qui n’avaient que peu d’intérêts car elles étaient vites ramollies par la chaleur et l’humidité.

Dessert du moment : Il était bon. Un dessert proposé de vive voix que je n’ai pas vraiment pu retenir l’énoncé. Il y avait du chocolat noir en forme de “bac à jardin” avec au fond une mousse aérée et onctueuse, dessus il y avait une sorte de meringue écrasée en poudre et petit morceaux et il y avait également trois tuiles de grué de cacao peut être qui étaient plantées. Cet assemblage était dressés sur un lit d’ananas confites, caramélisée avec aussi de la gelée, c’était bon, sucré, légèrement acidulée. Il y avait aussi une glace à la fève de tonka, c’était ce que j’ai le plus apprécié, onctueux, frais avec mêmes des fèves dedans pour donner un petit croquant plaisant.

La situation : La Table de Mary (route du Gymnase 2, 1400 Cheseaux-Noréaz, +41 24 436 31 10) est un restaurant français semi gastronomique ouvert du mercredi au dimanche, horaires coupés, fermé les lundis et les mardis. Il est situé juste à côté d’Yverdon-les-Bains dans un bâtiment qui abrite également des bureaux administratifs. Depuis la gare d’Yverdon avec le bus n°601, on y est en sept minutes mais la fréquence du bus est vraiment peu élevée, trois par heure en semaine et seulement qu’un le dimanche mais en taxi, la solution que j’ai choisie, vous en aurez pour environs quinze francs. En voiture, vous pourrez vous parquez dans le grand parking juste devant.

Le cadre : L’établissement possède une grande salle séparée par une paroi modulable pour obtenir une partie bistrot avec son bar et sa partie restaurant, il y a également une terrasse fermé pour le moment. Lors de notre repas, le restaurant comptait environ 24 couverts dans un aménagement spacieux, un cadre raffiné et lumineux avec une belle vue sur le Jura grâce aux grandes baies vitrées qui bordent tout le long du restaurant, l’atmosphère était chaleureuse avec des couleurs sobres et chaudes dans des tons automnales, brun, jaune et orange.

L’ambiance : C’était complet, réservation obligatoire, il n’y avait presque que des grands groupes, c’était relativement peu bruyant compte tenu du monde.

La carte : Des mets français, une offre courte et appétissante et variée, il y avait cinq entrées, cinq plats ainsi que des desserts et un menu surprise et / ou suggestions. Il y a également à midi sauf le dimanche au coté bistrot, un plat du jour à 18 francs.

Le service : Il était assuré trois personnes dont le patron et mari du cheffe. On pourrait s’attendre à une image d’un service chic et sérieux que l’on donne souvent aux restaurants gastronomiques mais là c’était le contraire, tout en restant professionnel, le service était sympathique, chaleureux, souriant et décontracté.

La rapidité : La cuisine a été rapide dans l’ensemble, il y a bien eu des petits moments d’attente à cause des grandes tables mais rien d’important ni d’incompréhensible.


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