Aux Trois Bonheurs à Lausanne (chinois)

Il y a du nouveau au restaurant chinoisAux Trois Bonheurs” à Lausanne qui était en perte de vitesse ces dernières années, ses heures de gloire sont passées depuis longtemps mais il reste l’un des plus vieux de Lausanne, de nombreux restaurateurs chinois actuels y ont fait leurs armes. Depuis deux mois, un nouveau couple de tenanciers en on fait un restaurant chinois spécialisé en cuisine sichuanaise et il y a de belles surprises : la carte est belle, les photos sont rouges, des piments partout et les prix sont tout aussi forts.

Qu’est-ce qu’un fan de la cuisine cantonaise comme moi fait dans un restaurant sichuanais et qui plus est, n’aime pas manger piquant ? Une envie d’aventure, d’infidélité, un peu de nouveauté et de curiosité peut-être.

Le restaurant Aux Trois Bonheurs (av. du Tribunal Fédéral 1, 1005 Lausanne, +41 21 312 11 55) propose donc de la cuisine chinoise, spécialisée dans la cuisine du Sichuan. Il est situé au centre-ville dans le virage en S de Benjamin-Constant, mis à part quelques places le long des petites rues aux alentours, il reste les parkings payants de La Paix et Mon-Repos. Il est ouvert du lundi au vendredi de 11h30 à 14h30 et de 18h30 à 22h30. L’établissement est assez grand, il y a deux salles pour environs septante couverts, le cadre est spacieux, lumineux en couleurs bois et doré. Lors de mes deux passages à chaque fois un samedi entre 12h30 et 14 heures, c’est vide avec simplement trois clients, au moins on mange dans une ambiance très calme avec toute l’attention du staff.

Leur carte des mets vaut assez le coup d’oeil, il y a beaucoup de plats uniques, très peu présent dans l’offre Lausannoise mise à part quelques plats classiques. Il n’y a malheureusement pas de carte des mets visible sur le web, ce qui est dommage au vu de ce qu’il propose de ne pas le mettre en avant. Au niveau prix, c’est plutôt dans une catégorie milieu-haut de gamme avec des plats principaux qui oscillent entre 30 et 40 francs. Au service, les patrons sont sympathiques, amicaux et souriants avec un très bon français. En cuisine, un chef de Chengdu, capitale du Sichuan avec, peut-être un aide, ce n’est pas très rapide, mis à part un temps de rodage, je ne l’explique pas mais je n’étais pressé de toute façon.

Extrait de la carte

Raviolis aux saveurs de Chengdu (CHF 10.00)
Raviolis à la vapeur (CHF 10.00)
~
Pied de porc aigre doux (CHF 16.00)
Agneau sauté au poireau (CHF 38.00)
Bar entier à la vapeur (CHF 38.00)
Riz nature (CHF 3.00)
~
Glace au thé vert (CHF 3.50)

Thé aux chrysanthèmes (CHF 5.00)
Henniez verte 33cl (CHF 4.50)
Café (CHF 3.80)

En entrée, si vous êtes ni potages, ni salades, ni plats froids, c’est un peu mal parti car il n’y pas grand-chose d’autres. Je me suis laissé tenter par des raviolis aux saveurs de Chengdu qui m’ont très agréablement surpris. Six pièces servies dans un bol avec au fond une sauce rougeâtre, les raviolis ne sont pas trop gros, ni trop petits, la pâte est fine, tendre, la farce n’est pas trop finement mixée est agréable en bouche, c’est délicieusement parfumé avec une bonne dose d’ail haché, de la coriandre et de la ciboule sur un fond d’acidité, en plus c’est juste légèrement piquant.

Raviolis aux saveurs du chengdu

J’ai aussi testé les raviolis à la vapeur, ils sont servis par six, il y en a au boeuf ou aux crevettes. Le patron m’a sympathiquement proposé moitié-moitié afin que je puisse goûter aux deux. Ce n’est pas mauvais, la pâte bien jaune est fine, c’est léger, la farce est mixée bien lisse avec quelque chose de croquant, de l’oignon peut-être mais je trouve fade. 1-0 pour les raviolis de Chengdu.

Raviolis au boeuf et aux crevettes.

Lors de mon premier passage, en plat, point de folie, je suis même hors sujet avec un loup de mer à la vapeur accompagné d’un riz nature. Le loup est bien cuit et la chair tendre, il est parsemé d’une julienne de gingembre et à la différence de ceux que je mange habituellement qui est avec de la sauce soja et fini avec de l’huile bouillante, ici elle est nappée d’une sauce épaisse légèrement douce, le seul petit bémol est la présence d’une toute petite amertume probablement due à un nettoyage pas parfait. Le riz aussi n’est pas top, trop sec, heureusement qu’il y a la sauce pour aider.

A mon second repas, l’agneau sauté au poireau est correct, bon et plutôt bien servi. Il est parfumé à la coriandre, graines de sésames et cumins. La viande est maigre, pas trop grasse mais étonnement sèche, comme si c’est volontairement séché ou frit. Le poireau est bon, très tendre et légèrement croquant. Le plat est légèrement piquant et n’est pas trop gras avec très peu d’huile au fond de l’assiette. Malheureusement, le riz nature est encore sec, comme au premier repas.

Agneau sauté au poireau

Je teste également les pieds de porc aigre-doux au nom un peu trompeur car c’est plus piquant que doux. Il s’agit d’un pied coupé en deux dans sa longueur, servis avec les os et généreusement parsemé d’ail, de poivron et de piment haché, ça sent très bon mais un poil trop piquant pour moi.

En dessert, il n’y a pas de spécialités, faute de temps pour les préparer selon la patronne. En gros c’est le choix classique : beignet, litchis ou glace. J’ai pris une glace au thé vert avec une touche de chantilly sans supplément, plutôt rare pour le mentionner !

Un restaurant avec du potentiel si les prix ne vous effraient pas trop, laissez de côté les plats classiques qui sont trop chers et quitte à lâcher des sous, visez les plats particuliers.

3 réflexions sur “Aux Trois Bonheurs à Lausanne (chinois)

  1. bonjour,

    est-qu’il y a des plats typiques du Sichuan? Genre y a t’il des plats avec quantité de piments et poivre du Sichuan?